artiste wainao un jour sans fin double t-shirt originaux

Les artistes expliquent leur travail pour l'énigme "un jour sans fin " - wainao

CHRSTIAN MAGNE

écrivain

CHRISTIAN MAGNE - artiste pour wainao

 

 

CHRISTIAN est né à CLICHY en 1970. Il a toujours eu le gout du dessin et de tout ce qui à trait à l'art.

Il a touché à la peinture, à la menuiserie et à des tas d'autres choses. 

Le gout de l'écriture est ven plus tard, et il prend plaisir à écrire des textes gourts sur tous les sujets , qu'il n'a jamais tenté de faire publier.

Même les amis proches de CHRISTIAN ne savaient pas qu'il écrivait.

Quand nous avons découvert la qualité de ses écrits, il a été évident qu'il fallait qu'il fasse parti des artistes pour la 4ème énigme.

Spécialement car il traite d'un sujet qui lui tient particulièrement à coeur. Les violences faites au femmes, symbolisées par l'affaire JACQELINE SAUVAGE..

 

Nous sommes honorés d'avoir l'opportunité de travailler avec lui, et le texte qu'il a écrit est tout simplement FANTASTIQUE: Incroyablement PUISSANT et DUR.

L'histoire que nous raconte CHRISTIAN, est dérangeante mais pousse vraiment à la refelexion, ce qui est le but.

 

CHRISTIAN PARLE DE "UN JOUR SANS FIN

 

"L'affaire de Jacqueline sauvage m'a bouleversé. Le calvaire qu'à vécu cette femme est inimaginable. Pour moi, l'affaire jaqueline sauvage traite de la violence domestique, des violences faites au femme, de la notion de legitime defense,...mais surtout, elle est le symbole de ce qui ne va pas dans nos societes,

 

Incapable de proteger une partie des membres qui la constituent, la societe preferent culpabiliser les victimes.
L'idee n'est pas de dire que Jacqueline sauvage a bien fait de tirer sur son mari, mais dire que cette femme, quand on sait ce qu'elle a vecu pendant un demi siecle, merite 10 ans de prison, c'est proprement AHURISSANT!
Donc, apres le proces de JACQUELINE SAUVAGE, je voulais faire le proces de la justice, en tant que citoyen, artiste, j'ai le droit de m'interroger sur la justice de mon pays, et j'en use.

 

Ce que je voulais a travers ce texte. C'est donner vie au cauchemar de mme sauvage. A force d'utiliser les termes de "viols", de "violences", d'"insultes", d'"humiliations", de "coups"..on finit pas les banaliser. Je voulais leur redonner toute leur force.

Dans cette affaire le contexte est primordial. La justice dit que mme sauvage a tue son mari de sang froid, et que le jour en question, on a pu constate uniquement une trace de gifle sur son visage. Comme si les coups recue la veille, l'avant vellle, la semaine d'avant, le mois d'avant, les années d'avant ne comptaient pas et n'avaient eu aucun impact psychologique, Une victime garde le traumatisme d'une agression en elle durant toute sa vie, comment quelqu'un qui en est victime a reptition, pourrait, elle, ne garder aucune sequelle?


Une agression reste une agression et si tant est qu'on puisse hierarchiser, je dirais même qu' est encore plus dure a vivre lorsque l'auteur est le conjoint puisqu'il faut continuer de partager sa vie avec lui.
On dit qu'on ne peux juger quelqu'un qu'après avoir fait un kilometre dans ses baskets" et bien je voulais pendant une dizaine de minutes, mettre les gens dans les baskets de jacqueline sauvage.

 

Le problème de la violence domestique va d'ailleurs bien au dela de jacqueline sauvage. Puisque cette tendance a culpabiliser les victimes est mondiale. Aux USA, si un homme bat sa conjointe et leur enfant, et que par le plus grand des malheurs. Ce dernier decede suite a cela, la femme sera condamnee a la même peine ou plus que l'assassin au nom de la loi du "failure to protect". C'est pour cela que je parle de coupures de journaux dans mon texte. Je donne deux exemples de ces violences faites au femme qui ont defraye la chronique ces dernieres années aux USA, BARBARA SHEEHAN et ARLENA LINDLEY. Il est temps de changer les choses en profondeur.
Il est évident qu'on ne peut donner des permis de tuer,,,mais il est aussi qu'il faut donner a ces femmes, les moyens de ne pas etre tuees.

 

 

 

 

 

 

cliquer ici pour voir l'énigme "Un jour sans fin"

   

MAURO SILVA

Artiste, dessinateur, peintre

MAURO SILVA - artiste, dessinateur, peintre

 MAURO est un artiste brésilien incroyable dont nous avons fait la connaissance il y a quelques mois. à l'époque nous travaillions sur la 3ème énigme et nos agendas respectifs ne concordaient pas. Par bonheur, nous avons cette fois-ci pu travailler ensemble.

 

C'est un artiste au talent immense, qui arrive à donner un caractère extrêmement réaliste à ses créations. L'investissement qu'il met dans chacune de celles-ci en font des oeuvres uniques.

La première fois que nous avons vu son travail, comme beaucoup, nous n'en revenions pas: Nous débattions pour savoir si il s'agissait de photos ou de dessins tant les détails étaient parfaits.

Le fait qu'il mette son talent au service d'un message aussi fort est une véritable chance et nous lui en sommes trés reconnaissant. 

 

A PROPOS DE MAURO:

 

 

"Je suis né à Quirinópolis, Goiás, au Brésil en 1987. Je suis un artiste autodidacte et j'ai commencé par le dessin artistique parce que j'ai eu le besoin de trouver un moyen de m'exprimer, puis en 2003 la peinture sur toile. Ainsi, en 2014, j'ai commencé à étudier pour moi l'art du dessin réaliste, et en 2 ans, j'ai déjà réalisé une remarquable reconnaissance de mon travail d'art. 


C'est ce que je dis «l'art est un voyage pour me connaître et je suis au début de cette voie»
Je crois que l'art ne doit pas être cloitré dans les musées, il doit être vu en tout temps et être à portée de tous, partout ... Et pourquoi pas aussi sur des t-shirts?"

 

UN JOUR SANS FIN:

 

Une femme meurt tous les 2 jours sous les coups de son mari en france. et une agression sexuelle sur dix seulement fait l'objet d'une plainte, au lieu de se concentrer sur la mise en place (de façon plus efficace) de choses qui permettent de proteger plus facilement les victimes (par exemple s'arranger pour que les femmes qui portent plainte ne soit pas oblige de retourner au domicile conjugal après car elles n'ont pas ou aller, donner plus de moyens aux associations, durcir les peines pour les auteurs...bref, reflechir aux moyens d'enrayer ce fleau)la justice prefere fermer les yeux et juger ces victimes, comme n'importe quel autre en leur disant en substance: "il fallait vous defendre, ou appeler la police". Voici l'idee de base de l'illustration:


Il fallait trouver un moyen de rendre compte du contraste entre theorie et realite. Entre la detresse d'une femme battue qui est danger et qui tente de fuir et une justiice qui semble totalement impuissante a l'aider, je diras même plus qui s'en desinteresse.

La position a ete choisie pour illustrer le fait que le bandeau de la statue qui est supposee symboliser l'impartialite est en fait une facon de ne pas voir le cauchemar des victimes.
Du haut de sa stature , elle a du mal a voir ce qui se passe en bas. Elle est immaculee contrairement a cette femme ensanglantee.

 

Le decor est endroit du quotidien, une cuisine. Cela rajoute au contraste avec la statue de la justice qui n'est visiblement pas a sa place et qu'on ne voit jamais dans ces endroits.
La femme est en train de ramper les bras vers l'avant pour montrer qu'il ne s'agit pas d'un manque d'envie de s'echapper mais d'un manque de moyens. Elle cherche de l'aide.
Enfin, la position de l'epee laisse planer une ambiguite puisqu'on ne sait pas si elle protege ou si elle frappe.
Référence au fait que certaoins verdicts, comme celui prononce a l'encotre de jacqeline sauvage sont comme des "double sanctions".

 

 

En savoir plus sur MAURO SILVA

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ARTWORK BY MAURO SILVA