artiste wainao un jour sans fin double t-shirt originaux

Les artistes expliquent leur travail pour l'énigme "DEUX HOMMES " - wainao

D.SAISAI

écrivain

D.SAISAI - artiste pour wainao

 

D.SAISAI est un parisien de 39 ans aujourd'hui. Il s'est mis à l'écriture il y a à peu près 5 ans.

Grand amateur de polars, il s'essaye aux romans mais passent vite aux nouvelles, plus courtes et qui semblent plus correspondre à son style.

 

D.SAISAI apprécie tout particulièrement les formules chocs et a développé un style qui lui est propre.

Il aime particulièrement juxtaposer des phrases, des idées, des citations, des paragraphes.... et les montent de façon a à créér un texte cohérent.

Il avait déja fait la preuve de son talent pour notre première énigme: Chasseurs et LIONS et nous sommes particulièrement heureux de pouvoir collaborer à nouveau avec lui.

 

 

D.SAISAI PARLE DE "DEUX HOMMES"

 

Le thême de cette énigme était la NAISSANCE du MAL.
D’où vient le mal nait et comment se propage t il ?
Je ne voulais pas aborder cette question d'un point de vue théorique. Il fallait impérativement faire appel à une référence universelle mais concrète. Quelque chose qui parle à tous. Quand on aborde le thème du Mal et qu'on est à cheval entre le 20ème et 21eme siècle. Un nom vient immédiatement a l'esprit: ADOLPH HITLER !
Voila pourquoi j’ai choisi de développer mon texte autour de son lui. Un des textes qui m' a le plus bouleversé plus jeune est sans aucun doute celui de DINO BUZZATI dans le recueil de nouvelles « le K ». le texte est bouleversant et la chute nous donne a réfléchir sur ce thème de la genèse du mal. J'ai aimé m'en inspirer à cette différence près : pour moi, les raisons individuelles qui ont mené le jeune hitler à devenir ce qu'il est devenu n'est qu'un prétexte à aborder la propagation du MAL dans la sociéte.
En effet, le mal en tant que composante de l'identité d'une personne ne m'intéresse que moyennement car tout le monde possède une part de MAL en lui (un évènement, un malheur; une fracture psychologique ou physique peut la faire ressortir.). Ce qui m’intéresse c’est sa propagation a l'echelle d'une nation. Ma théorie pourrait se résumer ainsi: « le mal ne se propage que là où il le peut». J’entends par là qu’il faut nécessairement que les conditions soient réunis.. EN AMONT. Et c'est exactement ce qui s'est passé.


D'autres jeunes hommes, dans d'autres pays ont également sans doute été contrariés dans les carrières qu'ils souhaitaient, ont été frustrés, on perdu leurs mères et en ont voulu a la terre entière. Certains ont perdu la tête...mais hitler a pu éclore dans un pays bien précis, à un moment précis car tout était réuni.
Ce texte a été le plus compliqué que j' ai eu à faire. J'ai mis des mois à le mettre en place et assembler les pièces comme je le souhaitais. Je trouvais intéressant de mettre avant les deux hommes qu’a été HITLER. Le jeune artiste naif...et la bête sanguinaire.


Je voulais vraiment le faire en deux parties. Comme d'habitude j'ai mis 3 mots sur un papier.
1)Hitler 2) sa date naissance 3) sa date de mort.
De là m'est venu l 'idée de raconter 2 histoires. L’une débutant a la naissance jusqu'au moment crucial : L’échec aux beaux arts. L'autre partant de la fin en chronologie inverse et en remontant le temps jusqu’au même point. Cela rend le texte hyper original puisqu’on peut le lire de trois façons. Comme dans le clip en présentant les deux textes en même temps. -Dans l’ordre chronologique: toutes les phrases en bleu puis les phrases en rouge(jusqu’à la mort). Ou à l’envers en partant de la fin toutes les phrases en rouge puis celles en bleu( jusqu’a la naissance) .

J’espère avoir réussi à créer l'effet de surprise pour le lecteur au moment où il découvre que les deux hommes sont la même personne. C'est ce qui fait réfléchir et est parfaitement illustré par la citation de fin.

 

Certains seront destabilisés par la citation de fin mais je la trouve parfaitement adaptée car nous pouvons tous nous trouver de bonnes raisons de faire des petits compromis avec nos valeurs, nos principes que ce soit au njiveau individuel ou à l'echelle de la société. 

Les grande "mauvaises " décisions sont toujours plus faciles à prendre quand on en a prises des centaines de petites.

 

Chaque fois qu'on ferme les yeux sur un collègue qui se fait humiler par le patron, ou qu'on ne se mêle pas d'une bagarre de couple ou qu'on refuse de donner une pièce à un mendiant....ce ne sont que des détails et nous nous trouvons toujous de bonnes raisons. (On est nouveau dans l'entreprise et on ne veut pas se faire remarquer...on ne veut pas se meler d'une histoire qui ne nous concerne pas..on ne peut pas donner à tout le monde etc..)

 

La vérité, c'est qu'à chaque fois, on abandonne un peu de ce qui fait nos valeurs au nom de nos petits intérets. De la même manière qu'une société peut marginaliser une frange de sa population parce qu'elle a peur. Il y a toujours de bonnes raisons (attentas etc..) mais le principe est le même. C'est le meilleur moyen de changer lentement mais surement et devenir ce qu'on ne souhaite pas.

 

J’espère que ce texte incitera les gens à être extrêmement prudent sur ce qui sur passe en ce moment...avec les raccourcis douteux sur l'ISLAM et les musulmans.

 

 

 

 

cliquer ici pour voir l'énigme "DEUX HOMMES"

   

JUAN CARLOS

Artiste, dessinateur

JUAN CARLOS - artiste, dessinateur, peintre

JUAN CARLOS est un dessinateur brésilien avec un talent incroyable.
Nous l'avons découvert il y a quelques mois. Et dés ce moment, il était sûr que nous devions travailler ensemble.
Cela ne pouvait pas être autrement.

Il a fait un travail formidable pour nous. 
Il a passé beaucoup de temps sur ce dessin et nous avons eu de bonnes discussions à ce sujet. Il a apporté sa vision et ses idées et nous nous sommes sentis honorés de travailler avec un bel artiste et une trés belle personne comme lui.

 

 

JUAN CARLOS PARLE DE "DEUX HOMMES":

 

Le thème du MAL  a été trés inspirant.
J'ai axé mon travail sur l'idée de rupture. Ce moment où un individu craque.

Tout individu quel qu'il soit à un seuil de rupture et peu à un moment ou autre, dans des conditions extrêmes "dégoupiller", "perdre le contrôle" laissr la colère l'envahir...Certains sont plus fragiles que d'autres, moins équilibrés mais nous avons tous ça en nous cette rage.

 

Je voulais créer une image qui illustrerai , à la fois ce moment précis où on bascule du "coté obscure"et dans le même temps, l'idée que  nul n'est à l'abri.  Le MAL est potentiellement en chacun de nous et c'est un combat intérieur que nous devons tous livrer. 

J'ai choisi d'utiliser l'image d'une personne qui symbolise la bonté, le don de soi, et le "BIEN" pour justement prouver que le controle de soi est l'affaire de TOUS. C'est pour cette raison que j'ai volontairement choisi une nonne au risque de choquer.

Le dessin s'inspire de l'affiche du film "CARRIE": l'histoire de cette jeune fille qui cherche à controler ses pouvoirs télékinésiques, mais qui humilié une fois de trop par ses camarades, laisse éclater sa rage et déchaine ses pouvoirs contre ses agresseurs. 

La dualité est exprimé par les larmes d'un coté et le sang de l'autre. comme le symbole du YING et du YANG.

 

 

A PROPOS de JUAN CARLOS

 

Je suis né le 24 août 1980, dans la ville de Rio de Janeiro, au Brésil.
Dés l'enfance, j'ai toujours aimé dessiner et peindre. Ma mère m'a dit que depuis l'âge de 7 ans, j'ai toujours aimé dessiner tout ce que je voyais: les meubles de la maison, les vêtements, les oiseaux dans le jardin, tout. Ma mère a vite réalisé que je dessinais très facilement, et bien mieux que les enfants de mon âge.
À ce moment-là, je regardais beaucoup la télévision, des dessins animés en général, et avec ça, je les ai toujours dessinés dans les pages du cahier de l'école.
Les années ont passées, et j'ai commencé à dessiner mes parents et mes frères avec des crayons scolaires ...
J'ai commencé à dessiner des couvertures d'albums en vinyle,mais toujours de manière ludique et très sommaire.
Mes plus grandes inspirations, dans l'enfance, ont toujours été des images de l'intérieur de ma maison et de ma famille ...puis les autobus dans les rues, voler des oiseaux, etc.


 
À l'âge de 15 ans, j'ai commencé à m'intéresser aux gens, et alors je n'ai pas arrêté, j'ai commencé à aimer les formes des êtres humains, leurs visages Et je ne voulais pas arrêter de dessiner les gens . C'éatit aux alentours de 1998.


J'ai acheté de nombreux magazines avec des photographies de personnes célèbres, et j'ai commencé à dessiner, toujours seul, et toujours à la main libre.  j'ai toujours utilisé cette méthode depuis que j'étais un Enfant et avec cela je n'ai jamais eu besoin d'utiliser une autre méthode pour dessiner.
 dessiner, pour moi,a toujours été un voyage qui m'a conduit à étre ceque je suis aujourd'hui.
L'art et le dessin réaliste sont pour moi, pour pouvoir montrer ce que le monde a le meilleur, le plus beau et le plus charmant, sans mots!

J'ai passé 12 ans dans un autre État (Rio Grande do Norte), où ma carrière a commencé et j'ai eu ma première exposition d'art à l'aéroport de Natal en 2004, et depuis lors, mon succès et mon progrès dans le design réaliste ont commencé aujourd'hui!


J'ai fait plusieurs expositions, j'ai gagné plusieurs clients ici au Brésil, en Allemagne, aux États-Unis, en Espagne, j'ai déjà plusieurs peintures dans d'autres pays et je continue dans mon combat pour montrer mon travail! Et aujourd'hui, je me suis spécialisé dans le dessin de photographies humaines en crayon graphite sur papier, Ma grande passion!


J'aime les couleurs, mais pour moi, le noir et blanc sont éternels! Et il n'y a rien de plus charmant que de tracer avec un crayon un visage humain et ses expressions infinies avec réalisme! J'adore enchanter les gens, les familles avec mon Art, pour venir chez eux et les rendre toujours heureux et ravis de regarder mes dessins sur leurs murs et cela pour moi, c'est inestimable! 
Au cours des années, je me perfectionne, et je crée ma propre technique, mon propre trait unique en dessin!
J'ai mon chemin, mon trait et mon temps et cela, personne ne bouge ou ne change, comme le dit le dicton: "Ne vous précipitez pas sur l'art"!
C'est moi, c'est ma trace, c'est mon histoire.

En savoir plus sur JUAN CARLOS

cliquer sur l'image dessous: